Malgré Sarkozy, la droite se requinque dans les quartiers

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Profitant de la démobilisation de l’électorat de gauche, les élus locaux jouent la carte des valeurs, en insistant sur la famille et la responsabilité individuelle. Mais la droite reste encore lourdement handicapée par Nicolas Sarkozy, son Kärcher et ses obsessions identitaires.

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La droite et les quartiers populaires, c’est d’abord une image. Celle d’un ministre de l’intérieur traversant sur 100 mètres une cité d’Argenteuil (Val-d’Oise) sous les huées, les insultes et les jets de projectiles. Entouré d’un essaim de caméras et de gardes du corps, il s’arrête un instant, lève la tête vers le balcon d’un immeuble et s’adresse aux habitants qui contemplent la scène depuis les étages. « Vous en avez assez, hein ? Vous en avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien, on va vous en débarrasser ! », lâche-t-il, les mâchoires serrées et un doigt accusateur pointé vers le groupe de jeunes qu’il a laissé derrière lui.