Banques: les députés découvrent une réforme minuscule

Le gouvernement s’était refusé à estimer l’impact de sa réforme bancaire visant à séparer activités spéculatives et activités de dépôt. Devant la commission des finances de l'Assemblée, les banquiers ont fini par lâcher quelques chiffres. La réforme concernera entre 0,75 % et 1,5 % de leurs activités. Les députés se sont frotté les yeux.

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« Vous donnez l’impression que vous n’êtes pas spécialement gênés par cette loi. » D’une seule phrase, Karine Berger, pourtant rapporteur socialiste du projet de loi visant à séparer les activités spéculatives des banques des activités de dépôt, résumait le sentiment général. Gênés ? Les banquiers ne l'ont jamais été tout au long de l’élaboration avec le gouvernement de cette nouvelle réforme bancaire. L’audition de Jean-Paul Chifflet, président de la fédération bancaire et directeur général du Crédit agricole, de Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale, et de Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas, devant la commission des finances ce mercredi matin, confirma l’impression. Tous affichaient une grande sérénité. 

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