Le PS et le pouvoir enregistrent une débâcle électorale

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Les socialistes perdent plus de 50 villes de 30 000 habitants, tandis que le Front national conquiert une douzaine de mairies. Une telle sanction, doublée d'une abstention massive, met le président de la République au pied du mur, comme l'ont reconnu dès dimanche la plupart des responsables socialistes. Mais pour quelle politique ? Le PS hésite à engager ce débat.

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Jamais sous la Ve République, un scrutin local n’aura été aussi fortement déterminé par les données nationales. Les élections municipales 2014, dont le deuxième tour s’est tenu ce dimanche 30 mars, ont revêtu de fait toutes les caractéristiques d’élections législatives. Ici ou là, le poids des personnalités a certes encore pesé. Mais l’essentiel a bien été d’approuver ou de sanctionner les grandes lignes de la politique suivie depuis mai 2012 par l’exécutif.