Une fronde séparatiste déstabilise le Cameroun anglophone

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Les forces de sécurité du Cameroun sont visées depuis plusieurs semaines par des attaques armées de groupes séparatistes dans les deux régions anglophones du pays. Ce nouveau conflit intervient alors que le président Paul Biya est au pouvoir depuis trente-cinq ans.

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Encore récemment, on pouvait dire que le Cameroun était doublement en guerre : contre Boko Haram, dans le nord de son territoire, et contre des groupes armés venant de la Centrafrique, dans l’est. Désormais, il l’est triplement : depuis quelques semaines, un troisième front a été ouvert dans le sud-ouest du pays. Dans cette zone située à la frontière avec le Nigeria, des postes de police et des gendarmeries sont visés par des raids menés par des groupes de plusieurs dizaines de personnes, qui ont déjà tué au moins dix-huit éléments des forces de sécurité. Les dernières attaques se sont produites le 25 décembre. À Mamfé, dans le département de la Manyu, deux gendarmes et un militaire ont été tués, tandis que la préfecture du département de Ndian a été incendiée.