Au Brésil, Bolsonaro impose une extrême droite aux contours divers

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Le nouveau pouvoir brésilien entre officiellement en fonctions mardi 1er janvier. Entre son passage dans l’armée, certaines lectures d’extrême droite, un libéralisme économique plus ou moins assumé, le modèle américain de Donald Trump et sa propre famille, Jair Bolsonaro compte de nombreuses sources d’inspiration pour nourrir sa politique de « guerre culturelle ».

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Rio de Janeiro (Brésil), de notre correspondant.– « Fasciste », « clown », « stupide », « mythe », « héros »… Les qualificatifs pour désigner le nouveau président brésilien, investi officiellement mardi 1er janvier, ne manquent pas. Connu pour ses citations choquantes ou scandaleuses sur les thèmes les plus variés, Jair Bolsonaro est franchement d'extrême droite, mais pas vraiment un idéologue. Ses idées ne sont pas toujours claires : entre obsession pour des sujets obscurs et entretiens sans queue ni tête, l'homme a longtemps été méprisé par la presse nationale. Un rapport de l'armée le décrit d'ailleurs comme manquant de « logique, de rationalité et d'équilibre dans la présentation de ses arguments ». Retour sur les sources d'inspiration du dernier vainqueur de la présidentielle.