mot de passe oublié
MediapartLive
Parrainnez vos amis

«L'Europe face à la tragédie des réfugiés» : débats et témoignages à suivre sur le site dès 20h, en direct depuis le Théâtre de la Ville à Paris.

Jusqu'à minuit, profitez de notre offre d'abonnement exclusive : les 15 premiers jours gratuits !

JE M'ABONNE
Mediapart ven. 27 mai 2016 27/5/2016 Dernière édition

Non, l'Europe n'a pas tout à perdre avec des référendums

3 février 2013 | Par Ludovic Lamant

Le pari hasardeux de David Cameron d'organiser un référendum sur l'appartenance des Britanniques à l'Union pose tout de même une question de fond : les référendums peuvent-ils servir à légitimer une Europe de plus en plus critiquée par ses citoyens ?

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

La promesse de David Cameron d'organiser « d'ici 2017 » un référendum en Grande-Bretagne sur l'appartenance à l'Union a crispé les dirigeants européens. « Tragicomique », a taclé Hannes Swoboda, à la tête du groupe Socialistes et démocrates (S&D) au parlement européen. « Égoïste », a réagi son homologue du Parti populaire européen (PPE, droite), Joseph Daul.

Du côté des capitales, la réception s'est aussi révélée glaciale. Guido Westerwelle, le ministre des affaires étrangères allemand, a mis en garde contre une renégociation des traités : « Nous ne devons pas mettre en danger les bases que nous avons construites à travers plus d'un demi-siècle de coopération européenne. » Plus surprenant, Viktor Orban, le chef de l'exécutif hongrois, a lui aussi pris ses distances : « C'est une requête légitime, évidemment. Je n'ai rien contre. Mais je veux souligner qu'il s'agit aussi du scénario le plus dangereux que je puisse imaginer. »

Même mise en garde du premier ministre lituanien : « Nous allons entrer dans un processus complexe de renégociation, alors qu'il nous faut au contraire renforcer le marché intérieur et notre compétitivité. » Valdis Dombrovskis s'exprimait depuis le forum de Davos, où l'annonce de Cameron, même si elle avait été largement anticipée, a jeté un froid chez les dirigeants économiques. Il n'y a guère que Angela Merkel, la toute-puissante chancelière allemande, à s'être dite « prête à discuter » avec son homologue britannique.