Espionnage: Theresa May trop timide face à la menace russe

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Après l’attaque au Novitchok contre Sergueï et Ioulia Skripal, la première ministre britannique s’était engagée à faire preuve de la plus grande des fermetés face à Moscou. Mais, six mois plus tard, Theresa May, qui se trouve jusqu’à mercredi au cœur du congrès conservateur de Birmingham, ne semble pas avoir pris la pleine mesure de la menace que fait peser la Russie sur la sécurité du pays.

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Londres (Royaume-Uni), de notre correspondante.- La réaction initiale de Theresa May à l’attaque de Salisbury en mars dernier avait laissé entrevoir que le Royaume-Uni s’apprêtait à prendre des mesures significatives de rétorsion contre la Russie. « [L’attaque au Novichok] constitue un usage illégal de la force par l’État russe contre le Royaume-Uni », avait tonné la cheffe du gouvernement britannique devant la Chambre des communes. En réalité, plus de six mois plus tard, l’expulsion de 23 diplomates est la seule action concrète à mettre au crédit des autorités britanniques.