En Uruguay, l'environnement passe au second plan

Par Jean-Baptiste Mouttet

En dépit des déclarations de son président, l'Uruguay se débat entre deux tentations : doper sa croissance par l'exploitation des matières premières ou protéger l'environnement. Comme dans beaucoup d'autres pays sud-américains, la première option finit souvent par l'emporter.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Pile ou face ? Côté pile : un pays qui a entamé sa transition énergétique, qui souhaite se passer complètement du pétrole d'ici à 2030, et où près du quart de l'électricité consommée provient de l'éolien. Le gouvernement assure même que les Uruguayens seront les plus grands consommateurs au monde de cette énergie renouvelable d'ici à 2015. L'anti-consumérisme de l'ex-président de ce petit pays de moins de 3,5 millions d'habitants, José Mujica, est connu dans le monde entier. Il vit toujours dans sa « chacra » (petite ferme) et son discours prononcé à Rio+20, en juin 2012, demeure dans les mémoires. Devant un auditoire surpris, il s'en prenait alors à l'« économie de marché » et à « la consommation » qui détruisent la planète. « La crise n'est pas écologique », disait-il, « elle est politique ».