Les dessous sulfureux de la Fondation Interpol

Par Mathieu Martiniere et Robert Schmidt (We Report)

En 2016, l’organisation mondiale de police a accepté un don de 50 millions d’euros des Émirats arabes unis. Une contribution qui passe par une curieuse « Fondation Interpol pour un monde plus sûr », où se croisent des personnalités politiques, des exilés fiscaux et un ancien grand flic reconverti dans le renseignement international.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’est une donation aussi historique que peu médiatisée. Au printemps 2016, les Émirats arabes unis ont signé un chèque de 50 millions d’euros, étalés sur cinq ans, à l’organisation mondiale de police Interpol. Un versement annoncé officiellement en mars 2017, et destiné à financer sept projets de lutte contre la criminalité, dont l’antiterrorisme. Avec ce don important de 10 millions d’euros par an, les Émirats arabes unis sont devenus, en 2016, le premier État stricto sensu contributeur d’Interpol, hors apports d’agences gouvernementales. Seuls les États-Unis, avec une contribution statutaire annuelle de 10,5 millions d’euros en 2017, et des financements supplémentaires de différents ministères et du FBI, émergent aujourd’hui devant le richissime État de la péninsule Arabique.