Comment la Russie s'adapte au régime de sanctions occidentales

Par

Privé de technologies et de capitaux occidentaux pour ses projets d'avenir, le secteur pétrolier cherche une issue, alors que les oligarques visés, désormais « patriotes », se repositionnent sur le marché intérieur. Pour beaucoup, la Chine et le marché asiatique sont les partenaires de demain.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Moscou, de notre envoyée spéciale.-  « Le chantage insensé des sanctions ne permettra pas d’isoler la Russie. » Lors de son voyage en Serbie à la mi-octobre, Vladimir Poutine l’a dit et répété : les sanctions américaines et européennes qui se sont succédées depuis le 19 mars, sont non seulement contreproductives pour résoudre la crise ukrainienne, mais elles auront un effet boomerang « sur la santé économique de l’Europe » et risquent même de provoquer des « dégâts considérables dans le monde entier ». Depuis quelques mois, le pouvoir russe ne rate jamais l’occasion de souligner l’absurdité de la stratégie occidentale qui consiste à se tirer une balle dans le pied, tout en incitant la Russie à miser sur ses propres forces et à se tourner vers d’autres partenaires. Dans les médias et les cercles politiques, on ne compte plus ceux qui estiment que les sanctions, si elles sont douloureuses, sont également « une chance » pour le pays.