Au Chili, le mouvement de contestation s’installe dans la durée

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Quinze jours après le lancement d’un mouvement de protestation contre l’augmentation du ticket de métro, le pays continue de se mobiliser tous les jours. Les Chiliens tentent de transformer une explosion sociale inattendue en réforme réelle d’une société avide de changement. À Santiago, des groupes informels se constituent pour discuter politique, pendant que des manifestants n’hésitent pas à en découdre avec la police.

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Santiago (Chili), de notre envoyé spécial. –  Ce mardi 29 octobre, le soir venu, dans le centre de Santiago, les rues sont vides. À 22 heures, seuls quelques tas fumants, restes de minuscules barricades incendiées, jonchent encore le sol. Les murs sont recouverts d’affiches et de tags qui font écho aux rares cris que l’on entend au loin au passage de policiers : « Assassins ! »