Un canal au Nicaragua (3/3): projet pharaonique ou trompe-l’œil?

Par et Jean De Peña

La perte du « parrain » Hugo Chavez est difficile à surmonter pour le régime d’Ortega. D’où la volonté de se tourner vers les Chinois. Pour un chenal transocéanique ou pour quelque chose de bien moins ambitieux ?

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De nos envoyés spéciaux au Nicaragua. - Au mois de décembre 2014, Daniel Ortega, le président du Nicaragua, et Wang Jing, un milliardaire chinois désireux de construire un second canal transocéanique, se sont retrouvés sur une estrade, dans un champ au sud du pays, pour célébrer le « premier coup de pioche » de ce gigantesque projet. Dix mois plus tard, si coup de pioche il y a vraiment eu, il a été rebouché depuis. Impossible de dénicher le moindre chantier, pas même celui de la route de service du futur canal qui est censée ouvrir en premier avant le creusement du chenal proprement dit, et qui est normalement opérationnelle, selon les médias nicaraguayens.