Algérie, prochaine révolution arabe ?

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L’origine du printemps arabe est avant tout économique : inégalités sociales, absence de perspectives sur le marché du travail, décrépitude des infrastructures et des institutions publiques… Sur ce terrain, l’Algérie, malgré ses pétro-dollars, n’a rien à envier à la Tunisie. A l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance, Mediapart entame une série consacrée à l’Algérie par un portrait économique.

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Année du cinquantenaire de l’indépendance algérienne, 2012 sera-t-elle aussi celle de sa révolution ? L’anniversaire des cinquante ans des accords d’Evian, le 18 mars 2012, s’annonce morose. Tout au long de l’année passée, les analystes ont tantôt dédaigné le pays le plus peuplé du Maghreb (36,3 millions d’habitants en 2011 selon l’estimation de l’office national des statistiques), tantôt expliqué qu’Alger ne saurait profiter du souffle tunisien voisin pour faire sa mue démocratique.