Obama est en passe de bouleverser la donne au Proche-Orient

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En se félicitant de l'accord sur le nucléaire trouvé avec l'Iran, jeudi 2 avril, le président des États-Unis reprend ce qu'il avait initié au début de son mandat, au nom d'une approche pragmatique qui lui est souvent reprochée. Ce réalisme est en passe de bouleverser les alliances américaines au Proche-Orient. Il lui reste à surmonter nombre de réticences aux États-Unis.

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En football américain, on appelle cela une « hail mary pass ». C’est-à-dire une passe hasardeuse, dans des conditions très difficiles, où le joueur espère qu’elle va atterrir entre les mains d’un de ses coéquipiers et non entre celles d’un adversaire. C’est ce que tente Barack Obama, dans le cadre d’un accord historique sur le nucléaire avec l’Iran, conclu ce jeudi 2 avril à Lausanne. Si le geste réussit, il peut bouleverser durablement l’état des alliances et des conflits au Moyen-Orient ; s’il échoue, le statu quo néfaste perdure et la Maison-Blanche accumule un échec supplémentaire.