En Algérie, l’armée éjecte Bouteflika et tient en joue sa «bande»

Par Lofti Barkati

En contraignant mardi le chef de l’État à démissionner « immédiatement », l’armée neutralise le clan présidentiel incarné par Saïd Bouteflika. Sera-t-elle jusqu’au bout avec le peuple, comme elle l’affirme ? Les Algériens en doutent, avant de nouvelles marches prévues vendredi dans tout le pays.

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Alger (Algérie), correspondance.– Cette fois, Alger a réagi au quart de tour. Lundi 1er avril, quand un communiqué de la présidence annonçait la démission du chef de l’État « avant le 28 avril » et, d’ici là, la prise de « décisions importantes », les Algériens n’y avaient vu que l’énième ruse d’un pouvoir aux abois. Mardi 2 avril au soir, la démission effective d’Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, sur ordre de l’armée a été accueillie par une clameur joyeuse.