La Grande-Bretagne met “ses” paradis fiscaux en veilleuse

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Les anciennes colonies britanniques, reines du secret fiscal, ont accepté l'échange automatique d'information avec la Grande-Bretagne, mais aussi la France, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne.

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Le goût des pays de l’Union européenne pour le secret bancaire est en train de fondre à grande vitesse. Jeudi, la Grande-Bretagne a annoncé avoir trouvé un accord avec cinq « dépendances de la Couronne », dénoncées depuis des années comme étant des paradis fiscaux, pour organiser un échange automatique d’information entre leurs banques et les services fiscaux de la Grande-Bretagne, mais aussi de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Espagne. Les îles Vierges britanniques, qui ont fait de l’établissement aisé de sociétés particulièrement opaques leur fonds de commerce, les Bermudes, Anguilla, Montserrat et les îles Turques-et-Caïques délivreront chaque année aux cinq pays les noms, adresses et dates de naissance de leurs contribuables respectifs détenant des comptes sur leur territoire, ainsi que le numéro et le solde des comptes, et le détail des transactions effectuées.