La crise au SPD fragilise un peu plus la «grande coalition» allemande

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Cible de fortes critiques après le naufrage électoral des européennes, la cheffe du SPD Andrea Nahles se retire de la vie politique. Piégée comme ses prédécesseurs dans la « grande coalition », elle n’a pas réussi à gouverner avec la droite, tout en réorientant son parti à gauche. Retour, donc, à la case départ pour le SPD.

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Berlin (Allemagne), de notre correspondant.– Un nouveau coup de boutoir est venu ébranler, dimanche 2 juin, les bases toujours plus fragiles de la « grande coalition » de partis qui gouverne à Berlin. Dans une lettre adressée aux militants de son parti, la présidente du SPD Andrea Nahles a fait savoir qu’elle allait démissionner ce lundi de la présidence du parti, et mardi de la présidence du groupe parlementaire : « Les débats à l’intérieur du groupe et de nombreux retours venus de l’intérieur du parti m’ont convaincue que je ne dispose plus du soutien nécessaire à l’exercice de mes fonctions », a-t-elle expliqué.