Europe

La crise au SPD fragilise un peu plus la «grande coalition» allemande

Cible de fortes critiques après le naufrage électoral des européennes, la cheffe du SPD Andrea Nahles se retire de la vie politique. Piégée comme ses prédécesseurs dans la « grande coalition », elle n’a pas réussi à gouverner avec la droite, tout en réorientant son parti à gauche. Retour, donc, à la case départ pour le SPD.

Thomas Schnee

3 juin 2019 à 13h40

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Berlin (Allemagne), de notre correspondant.– Un nouveau coup de boutoir est venu ébranler, dimanche 2 juin, les bases toujours plus fragiles de la « grande coalition » de partis qui gouverne à Berlin. Dans une lettre adressée aux militants de son parti, la présidente du SPD Andrea Nahles a fait savoir qu’elle allait démissionner ce lundi de la présidence du parti, et mardi de la présidence du groupe parlementaire : « Les débats à l’intérieur du groupe et de nombreux retours venus de l’intérieur du parti m’ont convaincue que je ne dispose plus du soutien nécessaire à l’exercice de mes fonctions », a-t-elle expliqué.

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