L’affaiblissement de Merkel ne met pas fin à l’Europe «à l’allemande»

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Certains voient dans l’affaiblissement d’Angela Merkel à Berlin une aubaine pour Emmanuel Macron à Bruxelles. Mais ce serait oublier les effets de bord de la construction européenne, tout comme certaines pratiques bruxelloises, qui rendent encore bien vivace la réalité d’une « Europe à l’allemande ».

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Depuis l’éclatement de la crise des dettes souveraines en 2008, le récit s’est imposé : l’Allemagne d’Angela Merkel est aux manettes de l’Union. Chaque nouvel épisode d’incertitude aurait fourni à Berlin l’occasion de renforcer son poids politique dans les réunions bruxelloises. En 2013, le sociologue Ulrich Beck en avait tiré un pamphlet musclé où la chancelière devenait « Merkiavel », impératrice de l’UE prête à tout pour sauver l’euro, clé de voûte du miracle économique allemand.