Violences policières: Trump préfère punir les sportifs

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Le président des États-Unis juge urgent de s'en prendre au mouvement de protestation des sportifs américains contre les violences policières. Alors que les condamnations de policiers sont rarissimes, les dommages et intérêts obtenus par les familles pourraient changer la donne. 

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New York (États-Unis), de notre correspondant.-  Aux dernières nouvelles, il voudrait aussi virer les “fils de putes”, tous ces “son-of-a-bitch” qui bafouent la nation en s’agenouillant sur les terrains de football pendant qu’on chante l’hymne national. Donald Trump déteste tant cette nouvelle forme de protestation des sportifs américains qu’il a fait de l’affront le sujet d’ouverture de ses discours devant ses supporteurs. Son art consommé de la diversion, magnifié par l’obnubilation des télés et la surenchère des dissidents, opère alors le miracle. On oublie tout : l'enquête sur le Kremlingate qui angoisse la Maison Blanche, le nouveau chaos de l’assurance santé au Congrès, les ravages du cyclone sur Puerto Rico, et jusqu’à la signification originelle de ces génuflexions, qui pourtant marquent un tournant historique dans l’opposition à Trump.