En Algérie, la vie en marge des ouvriers chinois se déroule loin de l’agitation du «hirak»

Par Nejma Brahim

En Algérie, 40 000 à 80 000 Chinois travaillent sur les chantiers, profitant de la compétitivité des entreprises de leur pays. En plein soulèvement, et alors que certains projets sont à l’arrêt, la plupart vivent reclus, étrangers victimes de tous les fantasmes. Reportage.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le chantier s’étend sur une centaine d’hectares. Depuis treize ans, les grues, tractopelles et autres engins ont envahi Belgaïd, près de Bir-el-Djir, dans la banlieue est d’Oran. « Ils construisent le stade, lance Mounir, un sous-traitant. Il y a du retard mais ils y arriveront. »