En Equateur, Moreno tourne la page Correa

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L’avancée des droites en Amérique du Sud ne passera pas par l’Équateur. L’ancien vice-président, Lenín Moreno, succède à son mentor Rafael Correa. Plus modéré, ouvert au dialogue, l’homme a promis le changement. 

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L’Équateur a beau tourner la page de la présidence du charismatique Rafael Correa, la division du pays en deux entités distinctes et radicalement opposées demeure. Lenín Moreno, le candidat de Rafael Correa, a remporté l'élection présidentielle, dimanche 2 avril, avec 51,16 % des voix après le dépouillement de 99,73 % des bulletins. La victoire est courte, avec seulement 200 000 voix d'avance. Et le candidat libéral, Guillermo Lasso, ne se résout toujours pas à reconnaître le résultat du scrutin : le candidat du mouvement Creo (« Je crée, je crois ») demandera un recompte des voix, ce mercredi 5, alors que la veille, le Conseil national électoral (CNE) a proclamé Moreno vainqueur. « On ne peut accepter un résultat issu de toutes ces irrégularités », déclarait Guillermo Lasso le 3 avril tout en dénonçant « un gouvernement illégitime ». En retour, et fidèle à l'image qu'il a voulu donner lors de la campagne, Lenín Moreno a répété être « le président de tous les Équatoriens. J’ai dit que je venais avec la main tendue et ma main reste tendue pour tous ceux qui veulent résoudre les grands problèmes nationaux »