Malgré la fin de la dictature, le Sri Lanka est au bord de l'asphyxie

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Élu par surprise à la présidence de la République en janvier 2015, Maithripala Sirisena fait face à l’envolée de la dette de son pays. Sept ans après la fin de la guerre civile, la croissance marque le pas et dans le Nord, les Tamouls vivent toujours dans une situation précaire.

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De notre envoyé spécial à Jaffna (Sri Lanka).- Lorsque le président du Sri Lanka a débarqué au début de l’année dans le camp, elle a cru voir une petite flamme se ranimer du fond de sa misérable existence. Voilà plus de vingt-cinq ans maintenant que Poobalachandran Vadhana attend qu’on lui rende sa maison et sa terre, à quelques dizaines de kilomètres de là, au nord de Jaffna. Vingt-cinq ans qu’elle a fui sous les bombes, alors que la guerre civile faisait rage entre les forces gouvernementales dominées par les Cinghalais du Sud (75 % de la population totale, de confession bouddhiste) et les Tamouls du Nord et de l’Est (hindous ou chrétiens). Le conflit fera plus de 100 000 morts et plusieurs dizaines de milliers de déplacés.