Soudan: l’armée assassine l’espoir d’une transition démocratique

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En réprimant par un massacre le sit-in pacifique de l’opposition et en rompant toute négociation sur le transfert du pouvoir aux civils, les militaires soudanais ont révélé leur véritable projet : garder le pouvoir. Et en finir avec cette nouvelle révolte populaire qui inquiétait leurs protecteurs du Golfe.

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Les militaires soudanais ont finalement jeté le masque. Deux mois après avoir, sous la pression des manifestants, écarté le dictateur Omar el-Béchir, au pouvoir depuis trente ans, et deux semaines après avoir rompu les négociations avec les représentants de la société civile sur la nature de la transition, c’est par la force, et au prix d’au moins 108 morts., qu’ils ont tenté de mettre un terme aux manifestations populaires qui continuaient de réclamer le transfert du pouvoir aux civils et l’instauration de la démocratie.