Turquie: le pouvoir intensifie les purges et frappe à l'aveugle

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Cinquante jours après l’échec sanglant d’une tentative de coup d’État contre le gouvernement turc, les craintes des défenseurs des droits de l’homme se confirment. La répression contre les conspirateurs supposés est brutale, régie par l’arbitraire et mise à profit pour régler des comptes.

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant.-  Dans la nuit du 1er au 2 septembre, le Journal officiel turc a publié une liste de plus de 43 000 agents de l’État expulsés par décret de la fonction publique en raison de leurs liens présumés avec l’organisation du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme l’instigateur du putsch raté du 15 juillet. Ces suspects, dont la culpabilité n’a pas été confirmée par une décision de justice, sont définitivement bannis de tout emploi public, contraints de quitter leur éventuel logement de fonction sous 15 jours et privés de leur passeport. Sans possibilité d’appel.