Les réfugiés syriens au Liban hésitent à revenir

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Beaucoup d’exilés craignent d’être inquiétés pour leur soutien à la rébellion s’ils franchissent la frontière.

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Dans le froid, à pied, un homme en costume-cravate pousse sa valise à roulettes sur le bitume vers les bureaux des forces de sécurité libanaises. Sourire aux lèvres, il s’apprête, après plusieurs années d’exil, à entrer en Syrie par le passage frontalier de Qaa, fraîchement rouvert, qui relie le nord de la plaine de la Bekaa libanaise à la région d’Homs. Entre les deux postes-frontières, bordés par des murets de terre, deux fillettes se jettent dans les bras de leur père ; elles reviennent d’Homs avec leur mère, partie recevoir des soins, moins coûteux en Syrie. Pour Ziad, le père de famille, âgé de 35 ans, la réouverture de cette frontière va « simplifier la vie des Syriens » installés dans les zones libanaises voisines. Lui ne se risque toutefois pas à la franchir, par refus d’être enrôlé comme réserviste.