L’Arc minier de l’Orénoque, où l’or détruit le Venezuela

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Pour le gouvernement, les mines de l’Arc minier de l’Orénoque seraient l’une des solutions à la terrible crise économique que subit le Venezuela. Déforestation, pollution, épidémies, meurtres… Les peuples amérindiens paient en réalité un lourd tribut à ce choix.

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Arc minier de l’Orénoque (Venezuela), envoyé spécial.– C’est « l’or du peuple », dit-il. Voir leur président, Nicolás Maduro, croquer des lingots en ces temps de crise tragique n’a plus de quoi étonner les Vénézuéliens, tant la scène se répète. Selon le gouvernement, le pays posséderait les deuxièmes réserves d’or au monde, derrière l’Australie. Plus de 8,5 tonnes du précieux métal ont rempli les coffres de l’État en 2017. Cette richesse se trouve dans l’Arc minier de l’Orénoque (AMO), nouvel eldorado au sud du fleuve du même nom, qui traverse le pays d’est en ouest. Voilà l’arme fatale contre « l’empire » (les États-Unis) qui mène une « guerre économique » contre le Venezuela et la réponse à la baisse de la production de pétrole. Le développement de l’activité minière fait partie des 14 « moteurs » identifiés par le gouvernement pour relancer la productivité nationale.