En Libye, les milices et les dignitaires hypothèquent les plans de Macron

Par

Tripoli a renoué avec un calme précaire mais les combats féroces qui viennent de s’y dérouler entre milices viennent rappeler le chaos régnant en Libye. La France s’évertue à croire en son pari : la tenue d’élections en décembre, un calendrier de plus en plus improbable aux yeux des analystes, même de l’ONU.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Plus d’une soixantaine de morts, d’une centaine de blessés, d’un millier de familles déplacées… Depuis le 27 août, Tripoli, la capitale libyenne, est le théâtre de violents combats qui opposent plusieurs milices dans les faubourgs du sud de la ville à l’artillerie lourde. D’un côté, des groupes venus notamment de Tarhouna et Misrata à l’ouest. De l’autre, des groupes théoriquement au service du GAN, le gouvernement d’union nationale, basé à Tripoli, seul gouvernement reconnu par la communauté internationale, mais qui repose sur le soutien fragile de quatre milices. Le calme semble revenu mais il reste précaire, personne ne respectant vraiment les cessez-le-feu de l'ONU, illustrant ainsi une nouvelle fois combien la communauté internationale est dépassée par la crise libyenne, sept ans de guerre et de chaos généralisé.