Union pour la Méditerranée : compromis autour d’une coquille vide

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En réussissant à faire coexister Israël et la Ligue arabe au sien de l'Union pour la Méditerranée, l'Elysée est parvenu à préserver son projet phare, lancé à Paris en juillet. Mais ce succès diplomatique, fruit de difficiles compromis, ne saurait masquer l'essentiel : l'UPM a certes des projets mais manque cruellement de moyens financiers et peine à engager des initiatives concrètes.

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L'échec était proche. Le veto d'Israël, refusant de siéger au côté de la Ligue arabe, faisait craindre que l'Union pour la Méditerranée (UPM) ne subisse le même sort que le processus de Barcelone, lancé en 1995 et rendu caduc dix années plus tard par le boycott des pays arabes.