Sri Lanka: la guerre des premiers ministres

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La crise qui vient d’éclater à Colombo, révèle l’instabilité d’un pays ravagé par des décennies de guerre civile, de corruption, de népotisme, de mépris du droit et d’impunité. Le tout sur fond de rivalité entre la Chine et l’Inde.

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Depuis le 26 octobre, le Sri Lanka a deux premiers ministres. Et aucun des deux n’est en mesure d’exercer le pouvoir. Le premier, Ranil Wickremesinghe, élu lors du scrutin législatif de 2015, vient d’être limogé par le président Maithripala Sirisena mais refuse de quitter sa résidence officielle et d’abandonner ses fonctions. Il affirme – avec apparemment quelques raisons – que son renvoi n’est pas conforme aux dispositions de la Constitution et réclame la réunion d’une session d’urgence du Parlement pour démontrer, par un vote de confiance, qu’il bénéficie toujours du soutien de la majorité des 225 députés.