Au Liban, sortie de crise et retour à la case départ

Par Virginie le borgne

Saad Hariri a annoncé, mardi 5 décembre, qu’il demeurait premier ministre et qu’un accord avait été trouvé entre les différentes forces gouvernementales libanaises au sujet de la « distanciation » du pays avec les conflits régionaux.

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Beyrouth (Liban), correspondance.- Plus d’un mois s’est écoulé entre l’annonce fracassante de la démission du premier ministre libanais depuis Riyad, et l’officialisation de la sortie de la crise engendrée par cette déclaration. Entre les deux, rien de nouveau, ou presque. Le Liban a vécu au rythme des rares sorties médiatiques de Saad Hariri depuis l’Arabie saoudite, multipliant les scénarios sur son avenir politique. Mardi 5 décembre, au terme de la première réunion du conseil des ministres depuis la démission de Saad Hariri, le premier ministre a annoncé qu’il retirait sa démission, ajoutant qu’un accord avait été trouvé. « Le gouvernement, dans toutes ses composantes politiques, décide de se distancier de tout conflit, de toute guerre et des affaires intérieures des pays arabes, a-t-il énoncé depuis le palais présidentiel, et ce afin de préserver les relations politiques et économiques du Liban avec ses frères arabes. »