Au Brésil, les anti-IVG bénéficient de la complicité de Bolsonaro

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Dans le nord-est du Brésil, l’IVG d’une enfant de 10 ans, violée par son oncle, a déclenché à l’été 2020 une manifestation anti-avortement et mis en lumière les manœuvres du gouvernement et de ses alliés fondamentalistes pour restreindre toujours plus le droit à l’interruption volontaire de grossesse.

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Recife (Brésil).– « Urgent, peuple de Dieu, le Pernambouc est en train de devenir le centre national de l’avortement. » Le message audio d’un pasteur circule rapidement sur les groupes WhatsApp de fondamentalistes religieux. Ce dimanche 16 août 2020, une jeune enfant de 10 ans débarque à l’aéroport de Recife en milieu d’après-midi. Violée par son oncle pendant quatre ans, elle est enceinte de plus de 22 semaines quand elle atterrit dans cette ville du nord-est du Brésil pour réaliser une interruption volontaire de grossesse.