Zimbabwe: le «Crocodile» assoit son pouvoir, l’armée traque les opposants

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La victoire d’Emmerson Mnangagwa à la présidentielle confirme l’hégémonie du Zanu-PF, parti majoritaire depuis l’indépendance du Zimbabwe, mais révèle de possibles fractures au sein de l’exécutif.

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Après une campagne électorale faite d’espoirs et de craintes mêlés, le Zimbabwe semble avoir définitivement renoué avec la peur. Emmerson Mnangagwa, dit « le Crocodile », qui assurait le poste de président depuis le renversement de Robert Mugabe en novembre 2017, avait promis de rompre avec les méthodes de l’autocrate : il a de fait permis des élections plus libres et indépendantes, mais n’a pas pu – ou voulu – éviter les violences postélectorales contre les opposants qui contestaient les résultats.