Syrie: le revirement de l'Elysée tient de la gesticulation

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Le président de la République a beau avoir annoncé ce lundi des vols de reconnaissance avant de possibles frappes aériennes contre l'État islamique en Syrie, cela ressemble surtout à de vaines gesticulations, en l'absence de moyens nouveaux et d'une stratégie globale.

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L’Élysée l’avait laissé entendre dès samedi 5 septembre 2015, François Hollande l’a confirmé lors de sa conférence de presse du lundi 7 septembre : la France va envoyer des vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie afin, in fine, de pouvoir frapper directement les forces de l’État islamique au sol. Le président l’a justifié dans un raccourci saisissant : « C’est Daech qui fait fuir, par les massacres qu’il commet, des milliers de familles. »