L’empoisonnement d’un ancien espion russe jette un froid entre Londres et Moscou

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Sergueï Skripal et sa fille ont été retrouvés à l'agonie, dimanche 4 mars, dans le sud-ouest de l’Angleterre, victimes d’une « tentative de meurtre par l’administration d’un agent innervant ». L’affaire rappelle l’empoisonnement au polonium qui a coûté la vie d’Alexander Litvinenko en 2006.

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Londres (Royaume-Uni), de notre correspondante.– Le décor est d’une banalité confondante. L’histoire, en revanche, est digne d’un roman d’espionnage. Lorsqu’un homme d’une soixantaine d’années et une femme d’une trentaine d’années sont retrouvés inconscients, dimanche 4 mars dans l’après-midi, sur un banc du centre de Salisbury, une ville du sud-ouest de l’Angleterre, la police évoque dans un premier temps un « incident majeur ». Trois jours plus tard, l’affaire menace de provoquer un regain de tension diplomatique entre Londres et Moscou.