Pour l’abolition de l’arme nucléaire

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Le prix Nobel de la paix décerné à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN), coalition de centaines d’ONG de dizaines de pays, met en évidence l’irresponsabilité des États, dont la France, qui s’arc-boutent sur la dissuasion par la terreur. Loin de garantir la paix, elle dissémine le risque d’une catastrophe monstrueuse, comme le montre la crise coréenne.

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« Le monde est ce qu’il est, c’est-à-dire peu de chose. C’est ce que chacun sait depuis hier… » Ainsi commence l’éditorial du quotidien Combat (lire ici l'intégralité), écrit par son rédacteur en chef Albert Camus, dans l’édition datée du 8 août 1945. Deux jours plus tôt, le 6 août, une bombe atomique larguée par un avion de l’US Air Force avait détruit la ville japonaise d’Hiroshima, exterminant au bas mot 70 000 personnes, avant qu’une deuxième, larguée le 9 août, fasse de même pour la ville de Nagasaki et, selon l’estimation basse, 40 000 de ses habitants. Mais l’historien américain Howard Zinn estime le nombre total de victimes à 250 000.