Au Venezuela, des manifestations « quasi insurrectionnelles »

Par Jean-Baptiste Mouttet

L'organisation vénézuélienne de défense des droits de l'homme Provea met l'opposition et le gouvernement dos à dos dans leur responsabilité dans les violences qui agitent le Venezuela. Son dirigeant, l'avocat Marino Alvarado, répond à nos questions. De notre envoyé spécial à Caracas.

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De nouvelles manifestations ont eu lieu samedi dans le quartier de Chacao, à l'est de la capitale vénézuélienne, Caracas. Sur le front diplomatique, samedi, le président élu Nicolas Maduro a marqué un point. L'Organisation des États d'Amérique a en effet adopté une résolution le soutenant. Seuls le Canada, les États-Unis et le Panama se sont abstenus. Le texte déclare soutenir les efforts du président vénézuélien pour trouver une issue à la crise qui secoue le pays depuis plusieurs semaines. L'un des leaders de l'opposition et candidat battu à la dernière élection présidentielle, Henrique Capriles, a de son côté à nouveau accusé Maduro d'utiliser des fonctionnaires et des groupes paramilitaires armés pour mettre à mal les manifestations.