Quelle exception tunisienne?

Pour l’universitaire américano-palestinien-jordanien Safwan Masri, auteur d’un ouvrage singulier prenant le contrepied de tous, la Tunisie est bien une exception dans le monde arabe. Mais ce n’est absolument pas un modèle reproductible, comme la Tunisie est partout célébrée, les autres pays du monde arabe n’étant pas réformistes et prêts selon lui à un tel avènement de la démocratie et ses valeurs. Son argumentation ne convainc pas la spécialiste de l’histoire intellectuelle et sociale du monde arabe, Leyla Dakhli.

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Spécialiste de l’histoire intellectuelle et sociale du monde arabe, Leyla Dakhli est chercheure au CNRS. Dans un article publié sur le site de La Vie des idées, elle démonte l’ouvrage Tunisia, an Arab Anomaly (« La Tunisie, une anomalie arabe », Columbia University Press, New York 2017, non traduit) de l’universitaire américano-palestinien-jordanien Safwan Masri, pas convaincue par son argumentation théorique et historique. Pour Safwan Masri, la Tunisie est bien une exception dans le monde arabe mais absolument pas un modèle reproductible, comme elle est partout célébrée, les autres pays du monde arabe n’étant pas réformistes et prêts selon lui à un tel avènement de la démocratie et ses valeurs.