Bernard Ollivier : «La colonisation du Xinjiang est dix fois pire que celle du Tibet»

Par

L'explosion de violence dans la province chinoise du Xinjiang, qui a fait au moins 156 morts et plus de 1.500 blessés, est le résultat de nombreuses années de tension entre la population ouïghoure autochtone et l'ethnie Han, ultramajoritaire en Chine. Le tout sur fond de richesses pétrolières et d'industrie nucléaire. Le journaliste et écrivain Bernard Ollivier, qui a visité plusieurs fois la région, explique pourquoi Pékin ne lâchera jamais prise.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Ancien journaliste devenu marcheur et écrivain de voyage, Bernard Ollivier s'est rendu à plusieurs reprises dans le Xinjiang entre 2001 et 2005. L'auteur de La Longue Marche avait été frappé par la colonisation effrénée de la région par les Hans (l'ethnie ultra-majoritaire en Chine) au détriment des populations autochtones ouïghours. L'explosion de violence de ces derniers jours, qui a fait 156 morts selon les autorités, mais jusqu'à 800 selon des ONG, est le résultat d'un feu qui couve depuis longtemps sous les cendres.