Tripoli, à la périphérie

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La ville libanaise, multimillénaire, s’est vu appeler « la Maison de la connaissance », puis « la Mère des pauvres ». Tableau, sur place, d’une ville reléguée qui a vu le conflit syrien, frontalier, meurtrir ses rues déjà frappées, jusqu’en 1990, par la guerre civile libanaise.

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Dans le langage populaire, on l’appelle la place de la Lumière. Ce large rond-point, surmonté du nom d’Allah en piédestal, fait office d’interface entre les différents secteurs de Tripoli. Sur ses contours, des vendeurs ambulants proposent du maïs en grains, des kaakés – sorte de pains grillés au sésame – et autres en-cas dans la cacophonie urbaine, où se mélangent klaxons et moteurs rugissants. Face à des devantures d’immeubles décrépies, quelques mendiants glanent des billets auprès des passants sous l’œil indifférent d’agents de circulation.