Hajar Raissouni: «J’ai été violée par l’Etat marocain»

Par et Et Rosa Moussaoui (L'Humanité)

Emprisonnée pour avortement et débauche puis graciée, désormais exilée au Soudan, la journaliste marocaine dénonce « l’instrumentalisation du corps des femmes » par l’État marocain et l'absence de liberté de la presse, dans un entretien exclusif pour Mediapart et L’Humanité.

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C’était il y a un an. Hajar Raissouni, 28 ans, journaliste à la plume vive et libre dans l’un des tout derniers quotidiens indépendants du Maroc, Akhbar Al Yaoum, était incarcérée pour « avortement illégal » et « relations sexuelles hors mariage ». Son cri d’innocence, les preuves médicales n’y ont rien fait. Verdict : un an de prison ferme.