Corée du Sud: la «génération Sewol» fait tomber la présidente Park

Le Parlement sud-coréen a voté vendredi 9 décembre la destitution de la présidente Park Geun-hye, empêtrée dans un scandale politico-financier. L’affaire suscite un impressionnant mouvement de colère populaire dans lequel les jeunes, d’habitude peu politisés, jouent un rôle remarqué.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

De notre correspondant à Séoul (Corée du Sud).– C’est un spectacle saisissant. Un océan de bougies qui recouvre, chaque samedi depuis six semaines, l’immense place de Gwanghwamun au cœur de Séoul. « On n’a pas étudié dur pour ça ! », « Le pays est à nous ! », proclament des pancartes brandies par des lycéens emmitouflés. Autour d’eux, bravant le froid, des familles au complet avec le petit dernier dans la poussette, des papys joviaux en tenue de randonneur, des syndicalistes le bandeau rouge au front, des couples venus en amoureux, des étudiants chambreurs… Tous une chandelle à la main – ou un smartphone avec l’appli « bougie ». Un seul cri : « Park Geun-hye démission ! » Au loin surplombe le palais présidentiel, où s’est retranchée la présidente.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là

Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Voir la Une du Journal