Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner et son homologue britannique David Miliband ont souligné dimanche 2 novembre l'urgence de la situation dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que des dizaines de milliers de réfugiés se trouvaient sur les routes du Nord-Kivu, tentant de rejoindre les zones contrôlées par l'armée gouvernementale.
Après s'être successivement entretenus le 1 et 2 novembre avec les présidents congolais Joseph Kabila, rwandais Paul Kagamé et tanzanien Jakaya Kikwete, les deux ministres insistent dans un communiqué commun sur la nécessité d'une coordination «locale et internationale» pour parvenir à régler la crise. «Toutes les parties au conflit reconnaissent que les accords signés à Nairobi (novembre 2007) et à Goma (janvier 2008) offrent une bonne base pour reprendre le chemin de la paix», avancent-ils en considérant que le cessez-le-feu du 29 octobre doit être «consolidé».
Les deux ministres présenteront lundi un «rapport commun» de leur déplacement en RDC, au Rwanda et en Tanzanie à leurs collègues européens lors d'une réunion informelle à Marseille. L'envoi d'une force de l'Union européenne n'est pas vraiment à l'ordre du jour. «Rien n'est exclu, cela reste un point essentiel», a déclaré David Miliband aux journalistes, «mais nous avons les 17.000 hommes de la MONUC, et c'est évidemment le premier recours pour contribuer à la sécurité au Congo». Un chiffre repris par Bernard Kouchner qui a réaffirmé l'engagement du gouvernement français en matière humanitaire. (avec Reuters)
Ci-dessous retrouvez l'enquête que nous avions publiée le 10 octobre expliquant l'origine du conflit.