La maire de Rome acquittée dans une affaire d'embauche suspecte

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La maire de Rome Virginia Raggi, qui appartient au Mouvement 5 étoiles (M5S), a été acquittée samedi dans une affaire d'embauche douteuse.
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ROME (Reuters) - La maire de Rome Virginia Raggi, qui appartient au Mouvement 5 étoiles (M5S), a été acquittée samedi dans une affaire d'embauche douteuse.

Le mouvement contestataire a fait de la lutte contre la corruption l'une des ses principales priorités et l'élection de sa candidate à la mairie de la capitale en 2016 a été une grande victoire pour le parti, qui a formé en juin un gouvernement de coalition avec la Ligue (extrême droite).

Virginia Raggi, qui est âgée de 40 ans, était soupçonnée de faux témoignage au sujet de la nomination du directeur de l'office du tourisme de la ville, Renato Marra, frère d'un de ses plus proches collaborateurs.

"Ce verdict efface deux ans de basses calomnies. Nous allons maintenant aller de l'avant avec la #têtehaute, pour Rome, ma ville bien-aimée, et pour ses citoyens", s'est-elle félicitée sur Twitter.

Le code de conduite du M5S stipule que ses représentants élus doivent démissionner en cas de condamnation.

Luigi Di Maio, chef de file du M5S et vice-président du Conseil italien, a reproché à la presse d'avoir "massacré" Virginia Raggi et laissé entendre que le parti cherchait à s'en se débarrasser.

"Le véritable fléau de ce pays, ce sont les médias majoritairement corrompus intellectuellement et moralement, qui mènent une guerre contre le gouvernement, essayant de le faire tomber", écrit-il sur Facebook.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi dernier devant la mairie de Rome afin de dénoncer l'état de délabrement croissant de la ville, où les ordures ménagères ne sont pas toujours ramassées et où la voirie est en piteux état, tout comme les transports publics.

Les manifestants accusent Virginia Raggi d'être responsable de cette situation qui dure, selon eux, depuis plusieurs années. Ils lui reprochent notamment de ne pas avoir tenu la promesse faite à son arrivée à la tête de la municipalité en 2016 de rendre son lustre à la ville éternelle.

Les Romains doivent se prononcer dimanche par référendum sur l'ouverture à d'autres prestataires des transports publics gérés par une régie municipale en faillite.

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