Brexit: Entretien "constructif" entre Barnier et Barclay

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Le négociateur européen Michel Barnier et le secrétaire britannique chargé du Brexit, Stephen Barclay, ont eu un entretien "constructif", lundi soir à Bruxelles, selon un porte-parole du gouvernement britannique.
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BRUXELLES (Reuters) - Le négociateur européen Michel Barnier et le secrétaire britannique chargé du Brexit, Stephen Barclay, ont eu un entretien "constructif", lundi soir à Bruxelles, selon un porte-parole du gouvernement britannique.

Les deux hommes se sont rencontrés "pour discuter des prochaines étapes de la rupture entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, et pour examiner s'il est possible de trouver une solution acceptable à la fois pour le Parlement britannique et l'Union européenne", a-t-il déclaré, ajoutant qu'ils se rencontreraient à nouveaux dans les jours qui viennent.

Michel Barnier avait auparavant invité Londres à "céder sur quelque chose" pour sortir de l'impasse. Il a en outre jugé intéressante l'idée d'une union douanière permanente avec l'Union européenne avancée par Jeremy Corbyn, chef de file du Parti travailliste.

Les délais sont devenus "extrêmement courts" pour trouver une solution avant le 29 mars, date à laquelle le Royaume-Uni est censé quitter l'UE, a également averti Michel Barnier, s'adressant à la presse à Luxembourg, après un entretien avec le Premier ministre Xavier Bettel.

La Chambre des communes a massivement rejeté le 15 janvier l'accord que Theresa May avait conclu avec l'UE à l'automne dernier. La Première ministre a été chargée par les parlementaires de renégocier le Withdrawal Bill, l'Accord de retrait, ce que Bruxelles refuse, acceptant seulement de revoir la déclaration politique qui l'accompagne.

PAS DE REPORT EN VUE, SELON BARNIER

Jeremy Corbyn a adressé mercredi dernier une lettre à Theresa May dans laquelle il fixe cinq conditions pour que le Labour vote en faveur d'un accord de sortie de l'UE révisé. Il y réclame notamment une union douanière "permanente et générale" valable pour tout le Royaume-Uni, idée rejetée par la Première ministre.

"J'ai trouvé la lettre de Corbyn intéressante dans sa tonalité et dans son contenu", a déclaré lundi Michel Barnier. "Il faut que la partie britannique cède sur quelque chose."

D'après le négociateur en chef de l'UE, Theresa May n'a pas l'intention de reporter le Brexit pour prolonger ses discussions avec Bruxelles.

Theresa May doit informer mardi les députés de la Chambre des communes de l'état de ses tentatives de renégociation avant un nouveau vote sur des amendements jeudi.

Selon une source gouvernementale, elle demandera aux parlementaires de réaffirmer à cette occasion qu'ils la soutiennent dans sa tentative de renégocier le "backstop" nord-irlandais.

Michel Barnier a de son côté réaffirmé que l'Accord de retrait, qui inclut le "backstop", "reste le meilleur moyen de garantir un retrait ordonné du Royaume-Uni".

"Nous sommes résolus à organiser un retrait ordonné", a rappelé l'ancien ministre français des Affaires étrangères. "Ce retrait ordonné est la condition dont nous avons besoin pour bâtir (...) notre relation future."

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