Ces autocrates qui organisent leur présidence à vie

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Depuis une quinzaine d’années, sur tous les continents, des chefs d’État autoritaires font sauter les verrous de la limitation des mandats. Dernier en date, le Chinois Xi Jinping vient d’obtenir l’aval du Parlement chinois. Face à ces « coups constitutionnels », les démocraties affaiblies se taisent.

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Même si personne n’a jamais pris la Chine pour une démocratie progressiste, les institutions bâties par les successeurs de Mao Zedong à partir de 1976 garantissaient un minimum de compétition au sein du Parti communiste chinois (PCC), qui s’exprimait dans le renouvellement régulier des dirigeants. Mais voilà que le président de la République populaire Xi Jinping (également secrétaire général et président de la commission militaire du PCC), vient de faire sauter ce verrou en proposant, fin février 2018, d’abolir les limites constitutionnelles restreignant son mandat à cinq années renouvelables une fois. En validant la proposition ce dimanche 11 mars, l’Assemblée nationale populaire autorise incidemment Xi Jinping à devenir « président à vie ».