A peine élu, Sarkozy proposait du nucléaire à Kadhafi

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Mediapart révèle la retranscription du premier échange téléphonique entre Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy, le 28 mai 2007. Ce document, issu des archives libyennes, prouve que le président français, à peine élu, a offert sa collaboration sans condition avec le régime libyen, dans les domaines du nucléaire et de l'armement. Bachir Saleh, directeur de cabinet de Kadhafi au cœur des soupçons de financements occultes du clan Sarkozy, est annoncé pour s’occuper des « questions délicates ».


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« Qui est la personne que je pourrai rencontrer pour échanger avec elle sur les questions délicates ? Est-ce Monsieur Bachir ? » a questionné Nicolas Sarkozy. « Il se peut Bachir (sic) car il parle français, et vous pouvez vous entendre directement », a répondu Mouammar Kadhafi, le 28 mai 2007, lors d’un entretien téléphonique officiel entre les deux chefs d’État. Le « Bachir » dont il est question n’est autre que l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi, Bachir Saleh, au centre des soupçons de financement occulte du clan Sarkozy par la Libye. Ce dernier, connu comme l’ancien caissier du régime, recherché par Interpol, aurait pris la fuite au Sénégal, après avoir bénéficié d’une autorisation de séjour délivrée par l’ancien ministre de l’intérieur, Claude Guéant.