«En Autriche, il n'y a pas de cordon sanitaire autour de l'extrême droite»

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Le FPÖ est arrivé très largement en tête au premier tour de l'élection présidentielle, avec quatorze points d'avance sur le candidat des Verts, arrivé en deuxième position. Le 22 mai, le second tour du scrutin pourrait déboucher sur l'élection d'un président d'extrême droite, dans un pays où celle-ci a participé à plusieurs reprises à des coalitions. Les explications du chercheur autrichien Bernhard Weidinger.

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Le premier tour de l'élection présidentielle autrichienne, le 25 avril, a été une déflagration pour les principaux partis de gouvernement autrichiens : sociaux-démocrates du SPÖ et conservateurs de l'ÖVP ont été éliminés, tandis que l'extrême droite du FPÖ (Parti de la liberté d'Autriche) réalisait son plus gros score à un scrutin national. Avec plus de 35 % des voix et quatorze points d'avance sur le candidat des Verts, arrivé en deuxième position, Norbert Hofer, la nouvelle figure du parti, se qualifiait haut la main pour le second tour, prévu le 22 mai. Ajoutant un nouvel élément dans cette équation électorale inédite, le chancelier social-démocrate Werner Faymann a finalement pris acte de la débâcle de son parti et démissionné ce lundi 9 mai, en plein entre-deux-tours.