Grèce: un remaniement ou l'art d'accommoder les restes

Par

Après le scrutin européen qui a vu Syriza arriver en tête, le premier ministre conservateur Antonis Samaras tire les leçons de l'échec de son parti : le gouvernement est largement remanié… mais au profit des socialistes du PASOK qui ont pourtant enregistré le 25 mai le plus faible score de leur histoire.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il fallait tirer les leçons du scrutin du 25 mai. Le résultat des élections européennes en Grèce a révélé le profond rejet par les électeurs de la politique d'austérité du gouvernement de coalition Nouvelle Démocratie-PASOK (droite conservatrice et parti socialiste) : la formation de la gauche radicale Syriza est arrivée en tête avec plus de 26 % des voix. Du coup, le premier ministre Antonis Samaras, dont le parti est arrivé près de quatre points derrière la gauche radicale, a voulu démontrer qu'il avait entendu le message des électeurs. Le résultat est donc… un gouvernement Nouvelle Démocratie-PASOK.