Au-delà d'«Edvige» et de «Cristina», l'Europe a développé des fichiers géants

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SIS, VIS, Eurodac... Leurs petits noms ne sont pas aussi poétiques que les Edvige et Cristina français, mais ces fichiers européens accumulent des dizaines de millions de données. Ils répertorient également nos données biométriques, sans grand souci de la protection des personnes et avec un net attrait pour celles des étrangers venus de l'extérieur de la forteresse Europe. Lire également: en France, un maquis de fichiers policiers.

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Edvige fait fort : même au royaume des nombreux fichiers européens d'ordre répressif, aucun n'a jamais songé à ficher des lycéens syndiqués ou les militants d'une association homosexuelle. Et pourtant, ces bases de données européennes ne sont pas des enfants de chœur. Elles se sont développées après l'accord de Schengen signé en 1985 qui établit progressivement une libre circulation des citoyens européens, d'abord entre les 5 premiers pays signataires, aujourd'hui au nombre de 24.