Les inégalités, trait commun du capitalisme néolibéral

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Depuis les années 1970, les inégalités ont explosé pratiquement partout sous l'effet de l'affaiblissement des politiques fiscales redistributives et des réformes structurelles. Petit tour d'horizon de quatre situations nationales :  États-Unis, Chine, France et Suède.

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Le grand mérite du travail de Thomas Piketty, comme celui d'un certain nombre d’autres auteurs comme Branko Milanović, a été de mettre l’accent sur la question des inégalités. L’entrée dans l’ère néolibérale s’est effectivement accompagnée d’une explosion des inégalités au sein des sociétés. Ce phénomène avait pourtant été contenu et réduit durant la période appelée « fordiste-keynésienne » durant laquelle le partage de la valeur ajoutée a été revu en faveur du travail et la fiscalité redistributive a été développée. Le mouvement s’est inversé et si les inégalités mondiales, entre les pays, reculent, les inégalités dans les pays augmentent partout, y compris, comme en Chine, lorsque le niveau de vie progresse. Tous les pays n’ont cependant pas le même niveau, ni le même comportement face à ce problème. Voici quelques exemples de traitement contemporain des inégalités et de leurs conséquences.